Pêche en jig light

Le jigging lourd est une technique productive dans certaines conditions mais elle s’avère éreintante. Il est pourtant possible de pêcher de très beaux poissons de sport avec des ensembles beaucoup plus légers. Moins de fatigue, une meilleure présentation du leurre, plus de touches grâce à la finesse de la ligne et surtout…bien plus de plaisir au combat. Alors qu’attendez-vous pour passer au jig light ? 

Dernière mise à jour le samedi 02 mars 2013

1

L’avantage du jigging light

Beaucoup connaissent la technique du jigging via les pêches lourdes en 50 lb avec des jigs de 200 à parfois 400 gr. Or, avec des cannes de plus de 300 gr et un moulinet taille 6000/6500  d’environ 700 gr, ces ensembles dépassent souvent le kilo. Sans compter le maniement d’un jig de plus de 200 gr qui, remontée après remontée, peut devenir épuisant au bout de quelques heures. Or, si cette technique a une légitimité concernant les pélagiques très puissants comme les grosses sérioles, elle présente de nombreux désavantages pour la pêche d’espèces benthiques tels que le denti ou tout autre poisson de moins de 10 kg.

Un ensemble constitué d’une canne fine de 16/20 lb et un moulinet de type 3500 suffisent tout à fait pour le combat d’un beau sparidé ou d’un petit pélagique tel qu’une pélamide ou une petite sériole. Le premier avantage est tout simplement celui du poids : Avec un ensemble de 500 gr environ, soit deux fois moins que pour du jigging « classique », vous pêchez avec moins de fatigue et donc plus longtemps. Et comme tout le monde le sait, plus vous êtes en action de pêche, plus vous avez de prises ! L’avantage de pratiquer avec une tresse fine est aussi d’utiliser un leurre beaucoup plus léger. La tresse fendant mieux l’eau, il est ainsi possible de jigger avec une 20 lb et un leurre de 40 à 100 gr là où il faudrait un jig de 100 à 200 gr en étant équipé d’un ensemble 50 lb ! Enfin, la finesse des lignes est aussi un atout lors de pêches difficile par eau claire et fait souvent la différence en termes de prises. 

2

Le choix du jig

Nous savons qu’un jig lourd doit se manier le plus possible à l’exacte verticale de votre position afin d’être attractif. Cela s’explique bien souvent dans la conception même des jigs lourds. Sur lestés en queue ou de forme fine et longue, ils n’ont pas à proprement parler de nage. C’est en jouant sur la vitesse de récupération qu’ils sont efficaces. Pourtant, de nouveaux types de jigs nageant même à de faibles vitesses et pouvant se manier sans être exactement à la verticale existent : Les casting jigs.

Ils seront choisis afin de pouvoir être utilisés par fonds de 50/60 m maximum et pèseront selon la profondeur et la vitesse de dérive entre 50 et 100 gr environ.

Il en existe deux types qui fonctionnent particulièrement bien pour cette technique: 

1 - Les jigs en forme d’ailes ou aux flancs très plats :

Ayant une plus grande surface de contact avec l’eau, ils sont plus planants et peuvent ainsi être maniés moins rapidement que des jigs « conventionnels ». Le Sacrifice Leaf Daiwa est pour nous une référence dans ce domaine ! 

2 - Les jigs surlestés en tête :

La répartition du poids étant décalé vers la tête, ils offrent une nage naturelle et papillonnent bien plus lors des relâchers. Le Sea Rock River2sea et le Bagus BRIDGE sont excellents à ce jeu là !  

3

Le maniement

Sachez que dans bien des circonstances, les poissons ne sont pas dans des fonds de 200 m mais plutôt prés des côtes. C’est souvent le cas en tout début de saison lorsque les alevins de l’année font leur apparition ! Il est ainsi fréquent de prendre de très beaux poissons comme du denti ou de la sériole dans moins de 40 m de fonds.

Une des astuces permettant de pouvoir manier un jig de 50 / 80 gr par plusieurs dizaines de mètres de fond est de le lancer en aval de votre dérive. Plus celle-ci sera importante, plus il sera nécessaire de jeter loin votre jig. Le principe est simple : le temps que le jig coule, le bateau dérive vers l’endroit où vous avez jeté. Une fois qu’il est au fond, vous êtes à l’aplomb de celui-ci et pouvez alors le récupérer. Dans le cas où vous recherchez des poissons benthiques, l’animation ne se faisant que sur les 10/20 premiers mètres, il est aussi possible de faire plusieurs remontées successives en laissant recouler à chaque fois le jig.

La gestuelle sera moins violente que celle du jigging classique. Ces jigs nécessitent une récupération beaucoup moins rapide et offrent la possibilité de jouer sur les relâchers car ils  fonctionnent même à la descente. Dans le cas de jigs planants comme le Sacrifice Leaf Daiwa, nous vous conseillons d’ailleurs d’effectuer des arrêts après le jerk afin de le laisser retomber en papillonnant. Pensez bien à garder votre bannière tendue afin de ressentir la touche ! Il est aussi possible de le travailler en dents de scie, comme vous le feriez pour du mort manié mais en étant un peu plus rapide. Ce n’est qu’une fois que votre fil a un angle trop important que vous pouvez récupérer jusqu’à la surface. Nous vous recommandons alors d’accélérer progressivement car même en nageant en diagonal, ces jigs restent très efficaces sur les pélagiques tels que les sérioles ou les pélamides.

Quel est le plaisir de tracter un beau denti, un pagre ou une pélamide sur un ensemble 50 lb ?  Le rapport inégal ne laisse pratiquement aucune chance à votre prise et la seule chose que vous perdrez, ce sont les sensations du combat. Pêcher plus fin, plus léger, ce n’est pas seulement moins de fatigue et plus de touches : C’est avant tout le bonheur d’une lutte équitable avec un  poisson noble qui n’est jamais gagné d’avance. Car comme on dit, « la victoire n’en sera que plus belle » !

© Top Fishing, T: 04 42 10 93 20 - Les Terrasses du Port - 13960 Sausset-les-Pins (France) - N°Siret : 40210676900010