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Turluttes (calamarettes)

La légende veut que les premières turluttes soient d’origine japonaise. Elles auraient alors été en bois et, traditionnellement, les pêcheurs nippons les lestaient avec une petite pièce de monnaie. Le matériau servant à leur réalisation leur a d’ailleurs donné le nom moderne des turluttes à lancer: les EGIS (littéralement, «  appâts en bois »). Bien que les nippons aient toujours eu une grande avance au niveau des techniques de pêche, on retrouve des leurres pour attraper les céphalopodes dans toutes les civilisations et leur origine reste difficile à déterminer.

NB : L'ancienne version 2011 se trouve à cette adresse

Dernière mise à jour le lundi 13 octobre 2014

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Les types de turluttes

Il existe différents types de turluttes pour différents type d’utilisation.

  1. Turluttes trolling :
    Turlutte en forme de poisson nageur possédant une bavette qui est trainée à faible vitesse d’un bateau. Il est aussi possible de les utiliser du bord en lancer ramener.
  2. Turluttes (et micro turluttes) à lancer :
    Plombées, elles permettent une pêche en lancer ramené. Les plus classiques sont ramenées en linéaire prés du fond. Les turluttes modernes (egi squids) seront maniées par jerks pour leur donner une nage en 3 dimensions.
  3. Turluttes pêches verticales :
    Turluttes fortement plombées qui sont utilisées à la verticale d’un bateau. Leur poids important permettra leur utilisation en dandine, en tataki, etc. Elles sont fréquemment utilisées pour lester des montages de trains de  turluttes non plombées et qui sont placées en dérivation pour les techniques du drop shot, du tataki, etc. Il en existe de plusieurs formes et avec des conceptions différentes : turluttes espagnoles, japonaises, etc. 
  4. Turluttes à tataki :
    Petites turluttes non plombées qui s’utilisent dans les montages en dérivation pour la technique moderne du tataki. Elles sont généralement utilisées en train de plusieurs turluttes pour créer un effet banc de poissons.
  5. Tako egis :
    Turluttes conçues pour la pêche spécifique des pieuvres et poulpes.

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Taille

Les turluttes peuvent mesurer de 3 à 20 cm (ces dernières étant rares). Les plus utilisées feront entre 6 et 13 cm en moyenne (sans panier) La mesure des turluttes modernes nommées Egi squids s’exprime avec une mesure japonaise nommée Egi (3.03 cm sans le panier). Elle est symbolisée par le signe # placée devant la taille de la turlutte (exemple : # 3.5) Il est à noter que la taille n’a aucune incidence sur le poids et donc la vitesse de plongée de la turlutte.

Taille Egi :

  • Taille #1.6 -› 4 cm
  • Taille #2.0 -›6 cm
  • Taille #2.5 -› 7 cm
  • Taille # 3.0 -› 9 cm
  • Taille #3.5  -› 10.5 cm
  • Taille #4.0 -› 12 cm
  • Taille #5.0 -› 17 cm

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Vitesse de descente

Les turluttes à lancer possèdent des vitesses de plongées différentes selon leur densité et la plombée qui les équipe. Cette vitesse de descente n’a aucun rapport avec la taille de la turlutte. Ainsi une takoyan Yo-Zuri # 3.0 pèsera 30 g alors qu’une Aurie Q Yo Zuri # 3.0 (donc de même taille) ne fera que 16 g. Cette vitesse de plongée sera exprimée en seconde par mètre (sec/m). Cette valeur sera très utile pour le pêcheur car elle lui permettra de compter à la descente (système du Count Down) et donc de connaitre à quelle profondeur se trouve sa turlutte ainsi que la vitesse à laquelle il doit l’animer. Elle lui permettra aussi de privilégier des modèles plus plongeants en cas de forts courants ou de grandes profondeurs (exemple : Aurie-Q RS Heavy Yo Zuri).

Au contraire, il sera possible de privilégier une turlutte plongeant très peu pour les zones les moins profondes ou encore pour cibler des calamars évoluant en pleine eau appréciant les turluttes à la vitesse de descente très faible (ex : Egi O Q live sen shallow Yamashita)

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Revêtement en tissu ou pas ?

Les turluttes sont fréquemment recouvertes d’un revêtement en tissu. La raison de son utilisation vient de la façon de chasser des céphalopodes. En effet, ceux-ci attaquent leur proie en projetant leurs tentacules sur leurs proies pour les ramener vers leurs gueules. Ces tentacules garnies de ventouses « accrochant » plus facilement un leurre couvert de tissu, ce revêtement optimise grandement les touches et permet d’avoir un ferrage beaucoup plus efficace.

Vous remarquerez que beaucoup de tissus utilisés dans la conception des turluttes ont des reflets moirés ou satinés qui proviennent de filaments holographiques. En captant la moindre lueur et en la restituant avec des éclats lumineux, ils contribuent fortement à l’attractivité de votre turlutte. 
Il est à noter que la qualité de ce tissu est très importante car les becs des céphalopodes sont très puissants et peuvent détruire très rapidement une toile trop fine ou trop fragile. En investissant dans une turlutte de grande marque (Yo-Zuri, Yamashita), vous avez l’assurance d’un tissu qui résistera longtemps aux attaques.

Certaines turluttes sont dépourvues de revêtement en tissus. Ce plastique très solide nommé ABS est celui servant à la conception des poissons nageurs. Dans le cas des turluttes, il est souvent transparent. Les céphalopodes apprécient en effet énormément les reflets qu’ils peuvent voir de très loin. Ceux-ci leur indiquent généralement la présence d’un banc de poissonnet. Notons aussi que les petits alevins sont généralement presque transparents, ce qui  contribue ainsi fortement à attirer seiches et calamars. Afin de donner encore plus de reflets, certaines turluttes possèdent même des bulles d’air dans leur structure qui, à la moindre lumière émettent des éclats très attractifs (ex : Diam’s Yo-Zuri).

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Formes et dessins

La plupart des turluttes ont une forme évoquant une grosse crevette. En effet, ce petit crustacé constitue une grande partie de l’alimentation des céphalopodes. Une véritable friandise pour seiches et calamars ! Les turluttes plombées ont ainsi le profil arqué d’une grosse gambas. La vision des céphalopodes étant surtout sensible aux contrastes, les dessins situés sur les turluttes reprennent souvent les striures verticales qui composent la carapace. Elles peuvent être plus ou moins schématisées, mais il a été prouvé par des études qu’elles avaient un grand pouvoir d’attraction sur cette espèce.Cette ressemblance avec une crevette peut d’ailleurs être poussée à l’extrême avec des turluttes dont le revêtement est ultra réaliste. Plusieurs marques comme Yamashita (Egi O Q Live naturals) ou encore Yo-Zuri (Aurie Q RS real gambas) proposent ainsi des turluttes qui sont la copie fidèle d’une véritable gambas. D’autres reprennent aussi fidèlement la robe d’un poisson comme les Aurie Q RS Yo-Zuri coloris Maquereau. Notre équipe vous les recommande chaudement pour pêches par eau très claires, de jour ou lorsque les céphalopodes sont très méfiants. 

Il est à noter que certaines marques comme Flashmer proposent même de parfaites imitation de crevette en plastique armées de paniers (Turlutte bouquet).

D’autres turluttes reprennent la forme générale d’un poisson. Certaines comme les Ika minnow Yo-Zuri reprennent les effets de transparence afin de ressembler à un alevin comme expliqué auparavant. Elles sont généralement utilisées dans les montages en potence ou en drop shot pour la technique de la dandine, du tataki ou du branko. D’autres types de turluttes à l’apparence d’un poisson possèdent une bavette pour être lancé ou trainé (Turluttes trolling). 

Concernant le choix de la couleur des turluttes et de leur utilité en fonction de la météo, du moment de la journée, etc. nous vous invitions à consulter cet article : Comment choisir sa couleur par Yamashita ?

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Phosphorescence et traitements U.V

On sait que les céphalopodes sont naturellement attirés par la lumière quand on les pêche de nuit. Ainsi, beaucoup de fabricants rajoutent des parties phosphorescentes à leurs turluttes (bague arrière, yeux, etc.) Certaines marques ont même conçues des turluttes entièrement phosphorescentes (ex : Yamashita).

Notons que ces modèles sont plus efficaces à l’aube ou au crépuscule.


Les céphalopodes sont également sensibles aux UVs invisibles par l’être humain. Certaines turluttes sont ainsi munies d’un revêtement réagissant aux UVs afin de leur donner une plus grande attractivité sur les céphalopodes (Yo-Zuri, Yamashita).

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Les plumes

Les turluttes possèdent des plumes sur les cotés. Souvent de couleur rouge, elles créent tout d’abord un signal sang attractif. En donnant une portance supplémentaire, elles font couler plus lentement votre turlutte, ce que les céphalopodes apprécient particulièrement. Enfin, elles émettent des micro vibrations attractives à la moindre animation. Ces ondes très fines sont émises même lorsque les turluttes sont immobiles, donnant l’illusion aux céphalopodes que votre turlutte est un être vivant.

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Le panier : définition et utilité

Toutes les turluttes sont armées d’une ou de plusieurs couronnes constituées de piques acérés qui sont recourbés vers l’avant comme des hameçons. Pourquoi ne pas utiliser d’hameçons ? En fait, ce type d’armement est lié au mode de prédation et à la physionomie des céphalopodes. En effet, ils projettent leurs tentacules vers l’avant pour se saisir de leurs proies. Leur gueule étant très petite et armée d’un bec, elles mangent leur proie par petite bouchée rendant l’usage d’un hameçon impossible. Il est donc nécessaire pour les capturer de les attraper par leurs tentacules. Or un hameçon triple ne possède que 3 pointes et cet armement serait insuffisant pour ferrer correctement un céphalopode. Les couronnes possédant de 8 à 20 piques acérés sont donc bien plus appropriés. D’autant que les turluttes en possèdent généralement deux ! La forme même des piques ainsi que leur orientation a été spécifiquement conçu pour optimiser le ferrage des tentacules. Leurs pointes acérées comme une aiguille ne possédant pas d’ardillon, celles-ci pénètrent profondément dans les chairs. 

Le nombre ainsi que la taille des paniers peuvent varier selon les turluttes :
 
Petits paniers :
Beaucoup de turluttes sont généralement armées en queue avec deux petits  paniers. Il est bien plus rare qu’elles le soient avec un seul (souvent réservé aux plus petites turluttes  type turluttes à tataki). Cet armement avec deux paniers est certainement le plus polyvalent pour attraper toutes tailles de céphalopodes. 

Grand paniers :
certaines turluttes possède un seul grand panier. Les piques sont bien plus longs et sont en moins grand nombre que pour les petits paniers. Cet armement est très intéressant pour les gros calamars car les longs piques pénètrent plus profondément dans leurs forts tentacules et assurent ainsi une meilleure tenue des beaux spécimens.

Panier spécial poulpe :
Certaines turluttes sont dédiées à la recherche des poulpes (Tako egi). Les piques sont uniquement dirigées vers le haut pour éviter de trop accrocher dans les milieux rocheux où vivent ces céphalopodes. Ces piques sont aussi plus épais et robustes afin de pouvoir extirper le poulpe de sa cachette en force.

Notons qu’il existe quelques variantes au niveau de l’armement sur certains modèles de turluttes : 

  • Double panier avec des tailles différentes :
    La Pitbull distribuée par Flashmer possède un petit et un grand panier, cumulant ainsi les avantages de chacun de ces armements.
  • Multigripp :
    Le système de griffes dorsales en complément de l’armement classique inventé par la société Flashmer. Les céphalopodes capturant leurs proies en enveloppant fréquemment leurs tentacules autour du milieu du corps, ces piques situées sur le dos de la turlutte optimise le ferrage et diminue les décrochages.
  • Mixte :
    Certaines turluttes possèdent un armement mixte poisson / céphalopodes constitué d’un panier en queue et d’un triple sur le ventre. Il s’agit généralement de turluttes trolling (à lancer ou à trainer) comme le Crystal minnow Egi Yo-Zuri

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La plombée

Les turluttes à lancer sont munis d’une plombée placée sous la tête de la turlutte pour offrir une vitesse de coulée prédéfinie.

Leur forme peut varier :

  • Formes carrées : une forme classique. Elles équipent généralement les turluttes à ramener doucement en linéaire.
  • Forme Ronde : il semble que les premières turluttes japonaises étaient lestées avec une petite pièce de monnaie, ce qui serait à l’origine de ce type de plombée. N’offrant aucune aspérité, ce plomb est anti-accroches et glisse facilement sur les obstacles.
  • Forme virgule : Les turluttes modernes (nommées egi squids) qu’on utilise pour la technique moderne du Bichi Bachi possèdent une forme virgule. Ce profil particulier permet une animation par jerks (embardées latérales de forte amplitude) en 3 dimensions. Elle minimise également les risques d’accroches.
  • A noter : Les plombées virgules peuvent posséder un trou qui permettra l’ajout d’une plombée additionnelle (courants, fortes profondeur). Certaines possèdent même une tige pare choc permettant à la turlutte d’être trainée sur le fond en étant moins abimée.
  • Plombées amovibles : Elles sont surtout utilisées sur les tako egis (leurres à poulpes) Lourdes, elles permettent de rester à proximité du fond ou se trouvent ces céphalopodes (exemple : Takoyan Yo-Zuri, Bubblin Plombée Yo-Zuri, etc.)
  • Plombée peintes : Le plomb peut être peint en reprenant la couleur dominante pour offrir un attrait visuel supplémentaire.

 

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